Pourquoi j'ai quitté Wix pour repartir d'une page blanche

Le premier volet du making-of du nouveau site de La Puissance de l'Éveil : pourquoi j'ai abandonné Wix et repris le contrôle de chaque pixel depuis une page blanche.

Jim Sagnier 4 min de lecture

J'ai quitté Wix parce que la plateforme imposait ses limites à une marque qui n'en a aucune. Le site d'Eva fonctionnait, mais il était lent, rigide, et incapable de porter une promesse aussi forte que « Tu t'es perdue pour survivre ». Repartir d'une page blanche n'était pas un caprice de développeur : c'était la seule façon de contrôler chaque pixel, chaque mot et chaque milliseconde de chargement.

Je suis Jimmy. J'ai conçu et développé entièrement le nouveau site de La Puissance de l'Éveil. Voici les coulisses de cette refonte, en commençant par la décision qui a tout déclenché.

Le problème n'était pas Wix, c'était le compromis

Wix fait bien ce pour quoi il est conçu : publier vite, sans coder. Pour un site vitrine standard, c'est souvent le bon choix. Le problème commence quand la marque refuse d'être standard.

Eva ne vend rien de tiède. Elle parle de renaissance, de vulnérabilité radicale, de femmes qui décident de revenir à elles. Sa première phrase doit cueillir la visiteuse en une seconde. Un gabarit pensé pour vendre des chaussures, un cabinet dentaire et une salle de sport avec le même moule ne sait pas faire ça.

À chaque modification, je heurtais le même mur. Une typographie que je ne maîtrisais pas vraiment. Des animations impossibles à doser. Des dizaines de scripts chargés en arrière-plan dont personne n'avait besoin. Je passais plus de temps à contourner l'outil qu'à créer.

Rafistoler l'existant, c'est ne rien construire

Quand un site existe déjà, la tentation est de le réparer plutôt que de le refaire. C'est rassurant : on ne casse rien. Sauf qu'on ne construit rien non plus.

J'ai pris le problème par les coûts cachés. Combien de temps allais-je perdre, mois après mois, à lutter contre une plateforme qui ne voulait pas ce que je voulais ? Et surtout : un site tiède pouvait-il porter une marque qui ne l'est jamais ? La réponse était non.

Ce que la page blanche permet vraiment

Une page blanche, ce n'est pas l'angoisse de l'artiste, c'est une promesse : ici, rien n'existe qui ne serve pas Eva. Chaque couleur raconte quelque chose. Chaque police porte une intention. Chaque seconde de chargement est traquée. Rien n'est « par défaut ».

Elle force aussi à penser dans le bon ordre. D'abord : pour qui fait-on ce site, et ce qu'elle doit ressentir. Ensuite seulement : avec quels outils. La plupart des refontes font l'inverse, elles choisissent l'outil puis tordent l'intention pour la faire rentrer dedans.

La suite

Quitter Wix était la décision facile. La vraie question venait juste après, et elle n'avait rien de technique : à quoi ressemble la renaissance d'une femme, traduite en couleurs et en typographie ?

C'est l'objet du prochain article : 4 couleurs, 3 polices, et une direction artistique pensée comme une renaissance.

Envie de sauter directement à la fin de la série ? Le bilan complet, ce que j'ai appris en passant de Wix à un site sur-mesure.